Catherine Politzer - Amalia Rama (du 16 septembre au 16 octobre 2010)

Exposition du  17 septembre au 16 octobre 2010

  

Fidèle au concept de mise en regard d’artistes d’horizons différents, la galerie Le Douze présente deux artistes féminines, qui chacune à leur façon se disent « étrangères chez elles ».

Deux artistes que la création rapproche : Amalia Rama est franco-malgache et Catherine Politzer est morbihannaise. En 2010, l’une met en avant à travers sa pratique artistique son origine africaine, l’autre, s’arroge enfin le droit d’exposer ses oeuvres.

Toutes deux  travaillent sur l’identité,  passée-présente, sur l’hybridation, convoquent leur fantômes, parlent de la mémoire.

 

 

Catherine Politzer

Née à Paris, elle vit et travaille en Bretagne

Artiste peintre, Catherine Politzer vit et travaille au bord de l’océan. Ses huiles sur toiles, évoquent le fracas des vagues contre les rochers. Toutes en contraste de couleurs : celle de la mer profonde, celle des roches plutoniques ; succession en séries rouges de schistes et de grès compressés par le jeu des déformations tectoniques et celle de l’écume lumineuse. De ces couleurs vives et franches émerge un paysage à la limite de l’abstraction.

Lorsqu’elle peint, elle s’extrait le plus possible du monde pour ne pas s’enfermer dans un raisonnement. Toutefois, si son travail rappelle le choc incessant entre fluidité et dureté et le mouvement entre des éléments antagonistes ; il renvoie aussi à un paysage intérieur, au côté sombre du non-dit qui parfois engendre une dureté comme le rocher motif déterminant du tableau, puis à une libération, à un jaillissement pictural.

Au cœur de ces éléments déchaînés, Catherine Politzer est chez elle. Elle est née à Paris en 1956 et vit en Bretagne depuis 1973. Elle a toujours peint et a fait un long chemin d’apprentissage au cours duquel elle fait, défait, s’applique, efface, racle, fait disparaître, recommence….Cette recherche personnelle obstinée et parfois rageuse la conduit du figuratif à l’abstraction. Son travail, issu de cette lente germination est l’expression d’une relation libre et passionnée à la peinture. Elle ne déguise pas son émotion, et nous donne à voir toutes les possibilités expressives de l’espace et de la couleur.

 

 

les roches noires 1  huile sur toile 130x90 cm les roches noires 2  huile sur toile 130x90 cm les roches noires 3 huile sur toile 30x40 cm

Amalia RAMA

Née à Paris, elle vit et travaille à Paris

Son parcours articule différentes histoires. Après des études en biologie, elle cherche un compromis entre la science et l’art : Elle soutient un DEA de conservation et restauration des biens culturels sur le patrimoine culturel malgache. Le lien généalogie avec un arrière grand père peintre malgache, acteur de la colonie française et dont les toiles ont brûlé lors de l'incendie du palais de la reine à Antananarivo favorise son engagement dans la protection du patrimoine et la pratique artistique.

C’est dans ce contexte qu’elle aborde la peinture et qu’elle a rapidement envie de sortir de la voie académique. Son travail s’inscrit dès lors à Paris dans des lieux alternatifs à l’institution, des espaces d’engagement comme « Europe Factory » à Montreuil en 1994, ou entre 1996 et 1998 dans les collectifs d’artistes « Gare aux mouvements » et « Gaz à tous les étages » qui interviennent dans l’espace public par des performances. Ce parcours de plus de dix ans lui permet de croiser ses champs d’investigation entre peinture, performance et installation. En parallèle, elle mène une carrière professionnelle en tant que restauratrice d'oeuvres d'art pour les musées : musée des arts africains et océaniens puis musée du Quai Branly. Elle enseigne à l’université de Paris I et à l’institut national du patrimoine.

En 2009, elle a présenté une exposition personnelle à Bruxelles et a participé à la biennale d’art contemporain d’Issy-les-Moulineaux. En mai 2010, elle affirme ses origines franco-malgaches à la biennale internationale d'art africain de Dakar. Elle prévoit une résidence avec Culture France hors les murs à Tananarive en 2011.

« Je construis un monde à partir du modèle cellulaire, je décline un motif circulaire, organique qui est répété sur la plupart de mes œuvres. Je teste les matériaux et je joue au laborantin, je fais couler, j'imprègne, je découpe .... Au delà de cette expérimentation de la matière picturale et du support, cette référence à la biologie est une métaphore qui questionne l'articulation entre notre corps biologique et notre identité dans la société contemporaine ».

 

bio 1 acrylique sur toile 60x60cm bio 2 acrylique sur toile 60x60cm culbuto acrylique sur bois - support platre diamtre 635 cm play the field ii  acrylique sur toile 90x90cm rsille objets en rsille 2x20x20 cm sculpture de papier