Exposition d'ouverture (28 mai au 24 juillet 2010) Imprimer Envoyer

Ouverture le 28 mai 2010


Pour son ouverture, Le Douze vous présente ses premiers «coups de cœur».
A partir du 28 mai 2010 et jusqu'au 24 juillet 2010, six artistes exposent leurs œuvres dans une ligne de création contemporaine :  trois peintres, Christian Benoist, Fabrice Harlé, Julien Parsy, le sculpteur Vincent de Monpezat, le photographe Jean-Michel Richard et le peintre et vidéaste sénégalais Piniang.

"Ouverture mai 2010" - Vitrine:Sculptures de V. de Monpezat "Ouverture mai 2010" - Salle 1 : peintures de C. Benoist et Piniang "Ouverture mai 2010" - Salle 1 : peinture et film d'animation de Piniang "Ouverture mai 2010" - Salle 1 : peintures de C. Benoist et Piniang "Ouverture mai 2010" - Salle 1 : peintures de Piniang "Ouverture mai 2010" - Salle 2 : peintures de J. Parsy et sculptures de V. de Monpezat "Ouverture mai 2010" - Salle 2 : photographies de J.M. Richard et sculpture de V. de Monpezat "Ouverture mai 2010" - Salle 2 : Vu d'ensemble "Ouverture mai 2010" - Salle 2 : peintures de F. Harlé "Ouverture mai 2010" - Salle 2 : peintures de F. Harlé et sculptures de V. de Monpezat

 

Christian Benoist

Christian Benoist est né en 1962 à Besançon. Il vit et travaille à Paris. Diplômé de l'Ecole Supérieure d'Arts Appliqués Duperré, il est ensuite pendant plusieurs années graphiste et illustrateur dans un bureau de création. Puis, il décide de franchir le pas et de donner plus de place à son envie de peindre; il devient peintre à temps plein au milieu des années 90.

« Depuis plus de 16 ans, je peins des intérieurs désertés. Cela est venu comme ça, sans aucune démarche intellectuelle de ma part et ne m'a pas quitté. Chaque nouveau tableau est un "exercice" qui me permet d'approcher un peu plus l'objet de mon obsession et de corriger mon chemin au tableau suivant. »

Le succès que remporte son travail depuis qu’il est régulièrement exposé à Paris à la galerie Martine Moisan, invite Christian Benoist à poursuivre ses recherches formelles sur un univers où la vie et la lumière sont paradoxalement très présentes dans des lieux délaissés.

 

" Pax " Huile sur toile (100x100) Année : 2011

 

Vincent de MONPEZAT, sculpteur, est né à Bordeaux en 1962.

Son travail mêle l’acier, le verre, le bois, la peinture… autant de matières pour traduire avec force sa représentation du monde.

La série des totems exprime selon Vincent de Monpezat le lien entre les forces cosmiques et les hommes. Polissage, effets miroirs, modularité jouent avec les lumières pour des sculptures dont l’immobilité est bannie.

« Une sculpture comme un « rapport tendu entre l’homme et son environnement ».

Blackmanga évoque le nivellement des cultures, de la perte des repères à travers la mondialisation.

« La confusion est source de toutes mes inspirations : perte d’identité, faux-semblants, grands chaos des symboles et naissance de nouvelles idoles. La non-identité mondialiste est représentée par un masque Manga moqueur et triomphant, fiché dans la bouche d’une tête noire africaine scarifiée et sacrifiée».

 

Blackmanga.

Châtaigner peint, inox, diamant PVC. H 600 /1400 / prof. 300.

 

Fabrice Harlé vit et travaille à Paris.

Depuis 1993, il expose régulièrement à Paris. Il participe également à des expositions collectives avec les Ateliers de Montreuil «la Queue de la charrue », le collectif «de parfaits inconnus» à Pantin ou à Ménilmontant dans le 20ème arrondissement.

Fabrice Harlé travaille par séries sur des thèmes ou motifs classiques en peinture : personnages, paysages, objets. La couleur vive et franche prédomine, en nappes, en aplats modulés, en nuages, formant des nébuleuses sans dissoudre totalement une figure toujours plus ou moins reconnaissable, attestant un fort attachement au visible. Et ce visible se nimbe d’une certaine spiritualité. Il y a quelque chose d’un synthétisme contemporain teinté de symbolisme et d’expressionnisme, qui, évoque ici Odilon Redon, là James Ensor, ou là encore Bonnard et à l’autre bout du siècle par exemple Mark Rothko, ou Asger Jorn.

Cette peinture mouvante est toujours sereine, solaire, jamais dramatique ni éclectique, établissant avec beaucoup de grâce un juste milieu entre tradition et contemporanéité.

 

Fabrice Harlé -

«j'suis chiffon» acrylique sur toîle ( 40 X 40 )

 

Julien Parsy

Julien Parsy est né le 25 novembre 1972 à Angers. Il vit et travaille dans cette ville. Diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts d'Angers où il fut notamment l'élève de Jean-Pierre Pincemin, son travail, des huiles sur toiles pour l’essentiel et des dessins au fusain, est exposé régulièrement depuis une dizaine d’années. Julien Parsy sera également en résidence au "lieu unique" à Nantes d’octobre 2010 à mars 2011.  

« Par leur format parfois monumental, par la part prépondérante accordée à la couleur, les nombreuses huiles (…) exposées exigent de l'oeil un regard méditatif qui, faute de pouvoir se saisir d'une image toute faite, laisse se reconstituer devant lui le mouvement en cours d'une représentation qui, sans le support du "motif" ni celui du "sujet", laisse cependant émerger à partir du travail exclusif de la peinture, une image du monde.

… Les oeuvres de Julien Parsy - aux allures de parois de craie, de panneaux ouvrant sur un univers de pierre et de bois font se déployer comme un seul et formidable panorama, sombre et merveilleux, semblable à la grande forêt des contes d'enfant où l'on s'égare et l'on s'arrête, attentif enfin au mystère suffisant du monde. »
Philippe Forest.

 

Huile sur toile (210 X 180)

 

Piniang

Jeune plasticien sénégalais, Ibrahima Niang, dit Piniang, a 34 ans. Il est Issu de l'Ecole Nationale des Arts de Dakar. Son travail très vite remarqué lui a permis d’être exposé un peu partout dans le monde et d’être invité en résidence d’artistes en Hollande (2005), en Suède (2007), au Bronx  Museum de New york (2008) et tout récemment à Rennes.

Piniang cherche à travers son œuvre à interpeller le public sur ce que les images du monde renvoient des êtres humains en général et des africains en particulier. Ses toiles recomposent par des collages réalisés à partir de coupures de journaux et de dessins les images ressassées par les médias internationaux.

Formé au cinéma d’animation au Studio Pictoon de Dakar, il utilise également la vidéo qu'il juge complémentaire de la peinture. Son travail restitue avec une certaine dérision des scènes de la vie quotidienne, ou bien des images violentes de l’actualité comme dans No war, no news, une installation vidéo de 2003. Lors de la biennale Dak'Art (2006), son installation multimédia Sakou wala Bouteil dénonce la réalité de la globalisation et de la mondialisation.

Les œuvres présentées à la galerie le Douze appartiennent à une série intitulée 21ème siècle.

« Mon travail est une suite de questionnements sur l’Homme. L’interrogation porte particulièrement sur le désordre urbain en Afrique. L’occupation anarchique de l’espace. Il s’agit de collages de papiers journaux, de dessins et peintures sur toile, qui reflètent le chaos de certains quartiers de Dakar : fils électriques sortant directement des fenêtres des maisons et cette obsession de construire et déconstruire sans passer par des spécialistes. Une situation souvent à l’origine de nombreuses catastrophes ou accidents... Il y a aussi cette cohabitation avec les animaux domestiques en milieu urbain, moutons, chèvres, vaches... Une vision que les politiciens tentent de cacher. J’essaie de recréer ces ambiances sur mes toiles d’une manière très spontanée, à l’aide de matériaux précaires issus de mon environnement immédiat. »

 

Collage-acrylique (75 X 50)

 

Jean-Michel Richard est né en 1957 aux Sables-d'Olonne.

Après des études en Architecture à Paris, suivront des années de direction artistique au sein de l'agence Mafia. Il travaille ensuite en création et design pour d’autres agences tout aussi prestigieuses dans l’univers de la mode. Pendant les années 90, designer free-lance, il consacre une grande partie de son temps à son travail de plasticien.

De nombreux séjours en Chine et au Japon ont façonné et influencé son travail artistique : simplicité, économie de moyens, stylisation, contemplation de la nature.

Le noir et le blanc se sont imposés très rapidement. Plus exactement l'ombre et la lumière, déclinées en lavis d'encre de chine abstraits, poudre de graphite estompée, sculptures de papier et carton enduites de noir.

« Depuis quelques années la photographie numérique me permet de pérenniser des formes découpées en papier jouant avec la lumière du jour, synthèse d'un travail sur le volume et la lumière dont la série "cabinet de curiosités" est présentée lors de l'ouverture de la Galerie Le Douze ».

Dès le début, Jean-Michel Richard a souhaité installer son travail dans des espaces en dehors du circuit artistique traditionnel. On trouve parfois son travail dans des lieux de proximité : appartements vides, maisons d'architectes, écoles, agences, bureaux, dans plusieurs villes.
Actuellement, il expose également en Allemagne.

 

Tirage numérique (30cmx40cm)