Les petits formats Imprimer Envoyer

Peintures, sculptures, dessins, photographie

Du 8 au 31 décembre 2010

Le Douze expose exclusivement les petits formats de 16 artistes. Parmi eux, certains étaient déjà présents lors des expositions précédentes. Quant aux nouveaux venus, certains sont déjà côtés dans le monde de l’art,comme Diagne Chanel ou Anne de Vandière et d’autres sont tout simplementdes artistes à découvrir.

Cheikhou Bâ

Né au Sénégal, vit et travaille en Suisse depuis 2006. Diplômé de l’École Nationale des Arts de Dakar, Il est à la fois peintre, sculpteur et dessinateur. Il a exercé durant plusieurs années une activité d’enseignant en arts plastiques parallèlement à sa pratique de plasticien. Remarqué lors de la biennale Dak’art 2004 (Off) au Sénégal, Cheikhou Bâ a, depuis, exposé plusieurs fois en France, en Finlande, en Suisse, aux Pays-bas et il expose régulièrement au Sénégal. Son travail singulier est reconnu internationalement et ses prochaines expositions sont prévues à Bilbao, Marseille et San Francisco.

Isabelle De Belle Isle

Est née en 1958, elle dessine et peint depuis son adolescence. Pourtant, elle s’oriente vers des études théâtrales à la Sorbonne puis au conservatoire à Amsterdam. En 2005, elle revient à la peinture en utilisant différents mediums tels que l’encre, l’huile et l’acrylique. Elle crée des personnages imaginaires, déforme des instruments de musique et des objets, nous fait part d’états d’âme, nous transporte dans des lieux imaginaires ou réels. Elle approfondit ce travail à l’encre, encre de Chine complétée par des encres de couleur et puise son inspiration dans l’univers de la musique où elle poursuit en parallèle une carrière d’auteur compositeur.



"encre de chine" 50 cm x 50 cm

 

Christian Benoist

Vit et travaille à Paris. Il est né en 1962 à Besançon. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Arts Appliqués Duperré, il est ensuite pendant plusieurs années graphiste et illustrateur dans un bureau de création. Puis, il décide de franchir le pas et de donner plus de place à son envie de peindre; il devient peintre à temps plein au milieu des années 90.
« Depuis plus de 16 ans, je peins des intérieurs désertés. Cela est venu comme ça, sans aucune démarche intellectuelle de ma part et ne m’a pas quitté. Chaque nouveau tableau est un «exercice» qui me permet d’approcher un peu plus l’objet de mon obsession et de corriger mon chemin au tableau suivant. »

Cécile Besnier

Vit et travaille à Nantes. Peintre et sculpteur depuis de nombreuses années, elle est autodidacte. Elle n’a jamais voulu exposer son travail, ce sera pour elle la première exposition au public de son travail de sculpture qui allie force et douceur.


"Pif Paf Pouf"  sculptures en terre cuite

 

Stéphanie Billarant

Vit et travaille à Nantes
Peintre et photographe depuis 20 ans, elle envisage la lumière comme source créatrice. Elle souhaite « devenir complice de la lumière pour que la magie opère et capter ainsi les instants nés d’une autre réalité. Elle explore le voyage de l’extérieur vers l’intérieur, « à travers le passage de la frontière qui n’est autre que la lumière et qui devient alors la peau des impalpables, et nous emmène au coeur de la matière ».

 


"magic circus" photographie Lambda sur Dibond 70 cm x 100 cm

 

Diagne Chanel

Est née à Paris et elle a vécu à Thiès et Dakar. Diplômée de l’Ecole nationale des Arts appliqués , elle a aussi fait les Arts décoratifs. Artiste invitée en résidence à Rome et à Florence, elle s’est aussi passionnée pour l’architecture et la peinture de la Renaissance italienne. Sa gamme de couleurs est stricte et intense - bleu, vert, ocre, brun et or. Elle explore aussi des matériaux modestes, comme les bois recyclés ou le carton qu’elle transforme en textures sophistiquées.
Sa rencontre avec l’art s’est faite très jeune, dans les musées où sa mère l’emmenait. Elle affirme aujourd’hui sa position de Femme et métisse : « le plus souvent exclue, j’ai rompu en étant artiste, avec la sécurité et le confort que peut procurer un profil de femme conforme dans un monde d’hommes. Je pratique la peinture ”à l’encaustique”, technique étrange et millénaire que l’on retrouve dans les portraits funéraires d’Égypte. Mon lien avec l’Afrique noire, c’est d’oeuvrer à la reconnaissance des esclavages modernes en Mauritanie et au Soudan, je travaille et milite autour du souvenir du Génocide et l’étude de la Traite transsaharienne ».

Dalila Dalléas

Vit et travaille à Berlin. Née en 1974 à Oran, elle est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris. Sa peinture de facture expressionniste et figurative l’a poussé à s’installer à Berlin. Elle a récemment exposé à la Biennale d’art contemporain Dak’Art et lors d’expositions de groupe à Berlin. En 2011, elle commencera un travail important en Algérie sur la mémoire et la conservation de la mémoire


"ciels" huile sur toile 15 cm x 20 cm

 

Catherine Fournol

Vit et travaille à Clermont-Ferrand.
Après des études d’Arts plastiques et d’histoire de l’art, elle s’oriente vers l’écriture. Puis revient à la peinture après plusieurs voyages en Afrique et en Océanie qui constituent pour elle de véritables chocs émotionnels. Depuis 1995, elle expose régulièrement en France. Elle travaille par séries, dans un voyage incessant entre l’abstraction et une figuration obsessionnelle de l’autre sous la forme de totems ou de tikis. Les matières et les couleurs se mêlent sur la toile ou sur le bois, dans une recherche de densité, pour des motifs souvent liés à la féminité et qui en donnent une vision puissante, libre et débarrassée des carcans immémoriaux.

 


"joue contre joue" technique mixte 70 cm x 70 cm

Fabrice Harlé

 

Vit et travaille à Paris où il expose régulièrement depuis 1993. Il participe également à des expositions collectives avec les Ateliers de Montreuil «la Queue de la charrue », le collectif «de parfaits inconnus» à Pantin ou à Ménilmontant dans le 20ème arrondissement.

Travaille par séries sur des thèmes ou motifs classiques en peinture : personnages, paysages, objets. La couleur vive et franche prédomine, en nappes, en aplats modulés, en nuages, formant des nébuleuses sans dissoudre totalement une figure toujours plus ou moins reconnaissable, attestant un fort attachement au visible. Et ce visible se nimbe d’une certaine spiritualité. Il y a quelque chose d’un synthétisme contemporain teinté de symbolisme. Sa peinture mouvante est toujours sereine, solaire, jamais dramatique ni éclectique, établissant avec beaucoup de grâce un juste milieu entre tradition et contemporanéité.

 

Thierry Hay

Né en 1955. Vit et travaille à Chaville (92)
Après des études d’histoire et de Philosophie, il a effectué plusieurs voyages en Italie où il découvre les fresques des primitifs et la peinture italienne, avant de s’intéresser aux vitraux et à Francis Bacon. Quelques années plus tard, devenu archéologue en Égypte, où il vit pendant deux ans, il se passionne pour la fragmentation de la lumière, et les cicatrices du temps sur la pierre, comme sur les visages. Quittant l’Égypte, il revient en France, où il devient journaliste, puis grand reporter pour plusieurs chaînes de télévision. Ses toiles portent l’obsession de la couleur, mêlant un ensemble de techniques : acryliques, cires, huiles, complétées par des griffures et autres écorchements. Il utilise beaucoup le noir et travaille très souvent à partir du visage humain : L’homme-animal. « Je travaille beaucoup sur les têtes, les visages. Je rêve de saisir l’instant ou l’homme comprend qu’il est petit et que le doute le prend ».


Mauro Petroni

Italien, vit à Dakar depuis les années 80 où il anime l’atelier « Céramiques Almadies ». Il a réalisé dans cette ville d’importantes décorations en céramique pour l’architecture. Racines italiennes et suggestions africaines donnent une connotation « métisse » à son travail. Parallèlement, il a fait de son atelier un espace de rencontre et d’expositions, où on retrouve les artistes les plus prometteurs de la riche scène dakaroise. Il se reconnait ainsi dans le caractère du nouveau Dakar, ville frontière aux multiples influences, expression d’une Afrique de contrastes et de mélanges entre cultures.
Ces pièces en céramique sont inspirées d’un objet commun de la statuaire africaine, la poupée ashanti ou Akuaba, poupée de la fécondité. La poupée ashanti est probablement l’objet d’art traditionnel africain parmi les plus souvent reproduits. Dans la réalisation céramique l’objet est ramené à son caractère premier : un carreau (la tête) posée sur un support (le corps). Le tout est un clin d’oeil de l’artiste falsifiant le faux à la recherche de sa vérité, pour aller au-delà de la copie vers une oeuvre d’art réinventée.


"poupées Aschanti" céramique


Ibrahima Niang, dit Piniang

Vit et travaille à Dakar.
Il est Issu de l’Ecole Nationale des Arts de Dakar. Son travail très vite remarqué lui a permis d’être exposé un peu partout dans le monde et d’être invité en résidence d’artistes en Hollande (2005), en Suède (2007), au Bronx Museum de New york (2008) et récemment à Rennes. Piniang cherche à travers son oeuvre à interpeller le public sur ce que les images du monde renvoient des êtres humains en général et des africains en particulier. Ses toiles recomposent par des collages réalisés à partir de coupures de journaux et de dessins les images ressassées par les médias internationaux.
Formé au cinéma d’animation au Studio Pictoon de Dakar, il utilise également la vidéo qu’il juge complémentaire de la peinture. Son travail restitue avec une certaine dérision des scènes de la vie quotidienne, ou bien des images violentes de l’actualité comme dans No war, no news, une installation vidéo de 2003. Lors de la biennale Dak’Art (2006), son installation multimédia Sakou wala Bouteil dénonce les méfaits de la mondialisation.

 


Catherine Politzer

Elle vit et travaille en Bretagne
Artiste peintre, Catherine Politzer vit et travaille au bord de l’océan. Ses huiles sur toiles, évoquent le fracas des vagues contre les rochers, le choc incessant entre fluidité et dureté, le mouvement entre des éléments antagonistes et renvoie à un paysage intérieur, au côté sombre du non-dit qui parfois engendre une dureté comme le rocher motif déterminant dans son travail. Lorsqu’elle peint, elle s’extrait le plus possible du monde pour ne pas s’enfermer dans un raisonnement. Catherine Politzer est née à Paris en 1956 et vit en Bretagne depuis 1973. Elle a toujours peint et a fait un long chemin d’apprentissage au cours duquel elle fait, défait, s’applique, efface, racle, fait disparaître, recommence….Cette recherche personnelle obstinée et parfois rageuse la conduit du figuratif à l’abstraction. Son travail, issu de cette lente germination est l’expression d’une relation libre et passionnée à la peinture. Elle ne déguise pas son émotion, et nous donne à voir toutes les possibilités expressives de l’espace et de la couleur.

Amalia Rama

Elle vit et travaille à Paris
Son parcours articule différentes histoires. Après des études en biologie, elle cherche un compromis entre la science et l’art : elle soutient un DEA de conservation et restauration des biens culturels sur le patrimoine culturel malgache avant de se lancer dans la peinture. Elle crée un monde à partir du modèle cellulaire, décline des motifs circulaires, organiques répétés dans la plupart de ses oeuvres. Elle teste les matériaux, toile, acrylique, plastique... Au delà de cette expérimentation de la matière picturale et du support, cette référence à la biologie est une métaphore qui, pour elle, questionne « l’articulation entre notre corps biologique et notre identité dans la société contemporaine ».
Souvent exposée à Paris dans des lieux alternatifs à l’institution, des espaces d’engagement comme « Europe Factory » à Montreuil dès les années 90 ou dans les collectifs d’artistes « Gare aux mouvements » et « Gaz à tous les étages » , elle croise ses champs d’investigation entre peinture, performance et installation. En parallèle, elle mène une carrière professionnelle en tant que restauratrice d’oeuvres d’art pour le musée des arts africains et océaniens et le musée du Quai Branly. Parallèlement, elle enseigne à l’Université de Paris I et à l’Institut National du Patrimoine.


Khadidiatou Sow

Vit et travaille à Dakar. Diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Dakar en Arts Plastiques, elle commence à participer à diverses expositions collectives dans les années 2000 à Dakar. En Mai 2002, elle ouvre sa propre galerie/atelier baptisée DEFFART. Sa curiosité artistique l’amène vers le cinéma : elle participe aux tournages de films longs et courts métrages avant de développer des projets personnels. La réalisation lui permet d’associer son amour pour la peinture et sa passion pour le cinéma. Auteur de quatre courts-métrages, elle a également travaillé avec d’autres réalisateurs comme Mama Keita ou Serge Moati et a réalisé une première fiction « La punition » qui dénonce la violence envers les femmes. En 2009, elle a commencé une série des toiles sur le thème des légendes issues des mythologies africaine ou grecque.


Anne de Vandière

Journaliste/Reporter dans les années 80/90, (Actuel, Vogue, Grands Reportages, L’Événement du Jeudi, Le Figaro, City Magazine…) se consacre à présent essentiellement à la photographie. En 1999, après avoir interviewé un grand nombre de personnalités, elle décide de réaliser des portraits des gens de son choix, mais cette fois à travers leurs mains. C’est la naissance du projet H/AND une série de portraits à travers les mains (photos du visage, des mains et interview, cf. triptyque) d’hommes et de femmes appartenant à des civilisations ou des ethnies fragilisées par la mondialisation. Une vision exceptionnelle, une mixité, une diversité ancrée dans les racines de peuples où le geste des mains est souvent lié à des vies, des métiers en passe de disparaître. Cette exposition a connu un vif succès à la Maison Européenne de la Photographie à Paris en 2004 et dans plusieurs pays depuis. Elle a aussi donné lieu à la publication du livre H/AND aux Éditions Paris Musées.